En effet, lors de sa participation à la Conférence internationale des télécommunications tenue en Inde du 24 mai au 4 juin dernier, il a pu échanger avec les autorités indiennes en la matière. Le centre d'appels aura une capacité de 400 postes. Il verra le jour grâce à un financement de 5 millions de dollars prêtés par la banque indienne Exim Bank. En matière de sous-traitance de centre d'appel téléphonique, l'Inde est le numéro un mondial. Grace à ce centre qui sera bientôt installé au Faso, les abonnés d'une quelconque compagnie téléphonique basée hors d'Afrique et qui appellent pour des renseignements ne feront aucune différence entre les téléopérateurs burkinabè et les agents de la société qu'ils croient contacter. Les téléopérateurs locaux ne doivent jamais laisser transparaitre à leurs interlocuteurs qu'ils sont extérieur à l'entreprise. L'existence de ces centres permet aux entreprises occidentales tout en délocalisant leurs plates-formes d'appel de réduire leurs coûts de prestation. Par la même occasion, cette décentralisation permet la création d'emplois. Le Burkina Faso, même s'il est un néophyte dans le domaine, sa relative stabilité politique, ses bas salaires, et la vigueur de sa jeunesse sont susceptibles d'attirer d'autres opérateurs. En Afrique de l'Ouest, même si les centres d'appel se comptent sur le bout des doigts, le Ghana, le Sénégal, la Côte d'Ivoire ont une expérience dans le domaine. Ils abritent depuis plusieurs années des centres du genre.