Désormais, la Banque divulguera toutes les informations dont elle dispose et qui ne figurent pas sur une liste d'exceptions sur les projets en préparation, les projets en cours d'exécution, les activités d'analyse et de conseil (AAA) et les documents du Conseil. Ces informations seront accessibles sur le site web de la Banque mondiale et dans les centres d'information du public et des Archives du Groupe de la Banque mondiale. L'énoncé de la politique sera finalisé en ce mois de décembre 2009 et entrera en vigueur le 1er juillet 2010. " Ce changement de modèle met en évidence l'attachement de la Banque à la transparence et à l'éthique de responsabilité et reconnait l'importance fondamentale que revêtent ces valeurs pour le développement et l'accomplissement de la mission de la Banque, qui consiste à éradiquer la pauvreté et à améliorer l'efficacité de son action sur le développement ", a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick. La nouvelle politique fait cependant la part des choses entre un maximum d'accès à l'information et le respect de la confidentialité de l'information appartenant aux clients, actionnaires et salariés de la Banque et à d'autres parties. Tenant compte du fait que le caractère sensible de certaines informations diminue au fil du temps, la politique prévoit la mise en circulation générale et la divulgation au bout d'une période de cinq, 10 ou 20 ans, en fonction de leur type, des informations dont la publication n'était pas initialement permise. " L'ouverture favorise l'inclusion, la collaboration avec les parties prenantes et le droit de regard du public sur les activités financées par la Banque", a estimé Jeff Gutman, Vice-président, Politique opérationnelle et services aux pays. " Cette évolution, à son tour, renforcera la participation à la conception et l'exécution des projets et des politiques et améliorera les résultats en matière de développement ", a-t-il poursuivi. La nouvelle politique énonce des procédures précises pour répondre aux demandes d'information et prévoit aussi un mécanisme de recours à l'intention des auteurs des demandes qui estiment que la Banque leur a refusé sans raison valable l'accès à une information qui devrait être accessible au public. Ce mécanisme de recours comporte un examen par une entité indépendante composée d'experts internationaux. Au cours des prochains mois, la Banque mettra en place des mesures permettant l'application efficace et efficiente de cette politique d'accès à l'information. Au nombre de ces mesures figurent la formation du personnel, l'amélioration des systèmes de gestion et de technologies de l'information, l'élaboration d'un système efficace de suivi de documents, le renforcement du service des Archives, etc. Ramata