Depuis le début de l'année, les pronostics sur la santé de Bongo sont mauvais. Dans les milieux informés, l’on pense qu’il ne passera pas l'année. Ce diagnostic, selon le journal L’Evénement, avait provoqué la panique dans l'entourage immédiat du président au mois de janvier 2009 parce qu'il y avait la crainte du scénario à la togolaise, où la mort de Eyadema ayant surpris ses héritiers, les avait obligée à bricoler une succession catastrophique. Fin décembre donc, au moment où le diagnostic alarmiste sur la santé de Bongo a circulé dans les milieux autorisés à Paris, son fils Ali Bongo, et aussi ministre de la Défense, était reçu discrètement à l'Elysée a Paris. Mais sa probable succession est aléatoire car Pascaline Bongo, depuis des années, est la plus proche collaboratrice de Omar Bongo, son père. A ces deux candidats s’ajoutent deux autres, des personnes également très proches de Omar Bongo. Ce sont André Mba Obame, ministre de l'Intérieur et ami d'enfance de Ali Bongo, responsable de la répression de toute contestation interne et Bosco Alaba Fall, le Procureur de la République et neveu de Omar Bongo, toujours prompt à embastiller les contestataires. Une chose est certaine, la succession tord ou tard sera ouverte. Peu importe le temps que Bongo mettra pour mourir.

Ramata