Selon la FAO, la situation de l'offre et la demande de céréales dans les pauvres comme le Burkina Faso, le Niger, la Guinée, la Cote d’Ivoire devrait s'améliorer, en raison de récoltes supérieures à la moyenne en 2008. Toutefois, la FAO note que bien que les cours mondiaux des céréales aient été en baisse vers 2008, les prix des denrées alimentaires sur les marchés intérieurs de ces pays en développement demeurent très élevés.

Cette situation réduit l'accès des populations à faible revenu aux denrées. Selon la FAO, en Afrique de l'Ouest et d'Afrique de l'Est, les prix des produits alimentaires ont nettement baissé depuis le début des récoltes en septembre/octobre 2008, mais en janvier 2009 ils étaient toujours au-dessus de leur niveau d'il y a un an. Concernant cette céréale, le Burkina Faso, grâce a une aide de 4 milliards de f CFA apportée par l’Etat en 2008 pour juguler les effets de la crise alimentaire mondiale, a relancé la filière riz local. Cette aide a donc permis, par exemple, a la valle du Kou dans l’Ouest du Burkina d’engranger un excédent céréalier de 6 000 tonnes de riz. Toutefois, cette aide est une goute d’eau dans la mer de crise qui continue de frapper la population burkinabè.

Le prix du sac de 50 kg de riz qui coutait en 2007, 12 000 f CFA est toujours vendu depuis vers octobre 2008 à 18 000 f CFA. Cette donne laisse voir que le Burkina doit redoubler d’effort afin que la condition de sa population change positivement. Dans la perspective de soulager la misère des populations, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies a lancé sa première opération de distribution de bons d'achat alimentaires en Afrique. Cette opération au Burkina Faso vise à aider environ 120.000 personnes à Ouagadougou, et 60 000 autres à Bobo-Dioulasso. Selon la Fao, des pénuries alimentaires persistent dans 32 pays en voie de développement.

Ramata